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Historique - Le Couvent des Dames Bernardines

Les origines du bâtiment remontent à 1904, année au cours de laquelle une communauté de Bernardines Françaises s'y établit et y exploita jusqu'en 1942 un pensionnat pour Jeunes Filles, le Pensionnat Saint Bernard pour Jeunes filles ;
C'est suite à l'arrêt d'expulsion des congrégations religieuses de France que les Dames Religieuses Bernardines d'Esquermes-Lez-Lille viennent se réfugier à Audregnies. Elles prennent possession de l'ancienne ferme Leroy dont la maison ne peut suffire à recevoir les nombreux élèves qui les accompagnent: les Dames Bernardines voulaient en effet continuer l'oeuvre de l'enseignement religieux des jeunes filles: c'était l'un des buts de leur congrégation.
Aussi doit-on faire des travaux d'agrandissement importants, auxquels bon nombre d'ouvriers de la région des Hauts-Pays participera.
En Octobre 1903, les Dames Bernardines s'installent dans une chapelle provisoire en attendant la fin de la construction d'un nouveau bâtiment.
Le 21 mars 1904, la pose de la première pierre du futur Pensionnat Saint Bernard a lieu en présence du Chanoine MARGERIN, Aumônier des Dames Bernardines, du Doyen de Dour, de l'Abbé SOUDAN, Curé d'Audregnies, de Mr Raymong GLINEUR, Bourgmestre d'Audregnies, et de plusieurs notables de la paroisse.
Les travaux s'achèvent le 14 mai 1905 .


Dans ce nouveau bâtiment qui bénéficie de tout le confort moderne de l'époque, les Dames Bernardines pouvaient accueillir de 60 à 80 jeunes filles de la bourgeoisie et de l'aristocratie française, afin de leur dispenser un enseignement religieux.
A la bonne saison, on pouvait voir le long cortège des jeunes pensionnaires en uniforme traverser le village.

En 1914, les Bernardines aménagent une partie du pensionnat en hôpital militaire pour soigner les 180 blessés de la bataille d'Audregnies.
En 1925, elles fondent une blibliothèque publique ouverte le dimanche.
Les Dames Bernardines (qui laisseront leur nom au Chemin des Nonettes) quittent Audregnies en 1940, et sont remplacées dès 1942 par les Soeurs Salésiennes de Don Bosco.
Le pensionnat accueillera certaines jeunes filles d'Audregnies, mais aussi des enfants des villes de la région envoyés par le Secours d'Hiver.
En 1945, une communauté laîque d'infirmières arrive de Flandre, afin d'assurer des soins à domicile.

En 1953, Monseigneur HIMMER, Evêque de Tournai, préoccupé de la situation des personnes agées dans la région de Mons-Borinage, exprime le souhait que soit mis en chantier, dans le bâtiment existant, un home pour vieillards, à l'instar d'initiatives émanant de communautés de religion protestante.

Ainsi se fonde à Audregnies, le 13 février 1954 l' A.SB.L. Foyer Notre Dame de Paix, dont les statuts seront publiés au Moniteur Belge le 27 mars 1954, et qui a pour objet: la création de homes pour vieillards et vieux ménages et toutes activités se rapportant aux oeuvres hospitalières
(article 2. des statuts)

Les contacts pris en 1953 par l'Eveché de tournai, notamment par Monseigneur JOOS Vicaire Général, avec l'Evêché de Zagreb (Croatie) aboutissent, le 14 mai 1954, à la conclusion d'une convention aux termes de laquelle la Congrégation des Soeurs Servantes de l'Enfant Jésus met dix membres de sa Communauté à la disposition de l'A.S.B.L., qui devra leur fournir gratuitement logement, feu, nourriture et tout ce qui peut être nécessaire à l'exclusion de toute rémunération en argent. Cette dernière clause étant d'ailleurs une condition à l'octroi du permis de séjour des religieuses croates.
D'autre part, l'A.S.B.L confiait à la congrégation le service du home (encore) à créér.
Le 16 juillet 1954, les terrains et bâtiments appartenant à la communauté des Soeurs Bernardines font l'objet d'une promesse de vente à l'A.S.B.L. pour une somme de trois millions de francs belges, payables en 10 ans, avec une charge de 4% d'intérêts annuels. Il fallut mettre en oeuvre beaucoup de moyens pour récolter les fonds nécessaires aux travaux d'aménagement: appel fut fait à des dons, des collectes furent organisées dans toutes les églises de l'arrondissement, le doyenné de Dour fut sollicité pour une intervention, ...

Que d'audace il a fallu aux fondateurs pour tenter pareille aventure !

Le 7 septembre 1956, six religieuses débarquent à Bruxelles, auxquelles trois autres viendront s'adjoindre en février 1963.

Le premier pensionnaire est accueilli le 17 décembre 1956... le grand départ est donné !


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